CIRCUS ET FÊTE FORAINE
Série réalisée au polaroid SX70
Premiers pas dans l’antre du Cirque d’Hivers; un peu comme Ali Baba pénétrant dans la caverne des 40 voleurs.
Sitôt passée la porte à l’appellation magique “d’entrée des artistes”, le cœur, comme une première fois, bat un peu plus fort; les couleurs tout d’abord me frappent de plein fouet; les jaunes, ors et rouges qui caractérisent la galerie des écuries de Napoléon, encombrée de jongleurs, chevaux et acrobates;
Les coursives, plus sombres et plus intimes, mènent au cœur du cirque, le chapiteau avec ses plafonds à vous donner des torticolis : profusion de bleus, de rouges, d’étoiles scintillantes émanant des massifs lustres surplombant la piste;
Les lourds rideaux de velours rouge derrière lesquels je me suis blottis bien des fois pour observer les évolutions des cavaliers, clowns et autres dompteurs; Quelques moments d’intimité dans les coulisses, artères nourricières du cœur battant d’un cirque en hivers;
Ici, le monde extérieur n’existe plus, tout est ignoré; rien n’y pénètre, rien n’en sort; ce qui se passe dedans, jamais ne se passera dehors;
La magie ne peut s’exaucer que blottie entre le velours et la poussière d’étoile.